L'agriculture biologique est fondée sur des règles qui lui interdisent,
sauf exception, d'utiliser des intrants issus de l'industrie chimique.
Des règlements communautaires établissent les critères à respecter en Europe pour qu'un produit puisse bénéficier du label " Agriculture biologique . Cependant il existe des différences dans les pratiques nationales : l'approche française est plus exigeante que celle de nos voisins européens, plus productivistes.
Le Grenelle de l'environnement a fixé à l'agriculture biologique
un objectif de 6% des surfaces agricoles en 2012 et 20% en 2018,
contre 2% aujourd'hui.
Il existe des produits de substitution aux engrais minéraux mais en quantité insuffisante pour assurer la couverture des besoins alimentaires.
L'agriculture biologique ne permet pas à elle seule d'obtenir des récoltes suffisantes pour nourrir les populations, même dans nos pays occidentaux.
Par ailleurs, la faible teneur de ces produits en éléments fertilisants et la forme de ceux-ci posent des problèmes de stockage et de transport insurmontables à grande échelle : pour obtenir l'équivalent d'une tonne d'engrais minéraux azotés, il faudrait transporter 40 tonnes de compost. C'est pourquoi, les engrais organiques sont utilisés essentiellement dans les régions d'élevage. La gestion de l'azote provenant de la fertilisation organique s'avère plus délicate qu'avec des engrais minéraux car sa nitrification s'étale sur plusieurs années, au fur et à mesure de l'action des micro-organismes du sol. Pour toutes ces raisons, certains engrais minéraux sont utilisés en agriculture biologique pour compléter les autres sources de fertilisation. En effet, tous les agriculteurs ont besoin d'engrais et d'amendements, quel que soit le mode de production (bio, raisonné, traditionnel...) qu'ils choisissent.
Au final, il n'y a pas de différence entre les éléments issus
des engrais organiques et ceux apportés directement à la plante
par les engrais minéraux.
L'agriculture biologique répond aux besoins exprimés par certains consommateurs qui estiment que les produits issus de cette agriculture sont de meilleure qualité et meilleurs pour l'environnement et la santé.
Or, selon l'étude publiée par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) en 2003, il n'y a pas, dans ce domaine, de différences significatives entre les produits alimentaires biologiques et ceux issus de l'agriculture conventionnelle.
De plus l'écart de performance environnementale se réduit entre l'agriculture bio et l'agriculture raisonnée si l'on en croit les derniers bilans réalisés par l'Ademe.






